3sept/101

Marine Le Pen, « redoutable stratège »

Extrait d'un article du Monde, intitulé Insécurité : pourquoi la "stratégie présentielle" ne fonctionne plus, publié le 3 septembre 2010 et disponible en intégralité ici

(...) Marine Le Pen a démontré qu'elle disposait de qualités redoutables de stratège et qu'elle n'était pas disposée à conduire une campagne de témoignage, mais à engager un processus devant lui permettre d'accéder au pouvoir. Le fait que le FN ne profite pas électoralement des difficultés de Nicolas Sarkozy ne doit pas masquer la possibilité que ce parti quitte, sans qu'on s'en rende compte, son créneau protestataire pour aller sur un créneau plus opérationnel. (...)

Denis Muzet
Sociologue

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3sept/100

Marine Le Pen invitée de Sud-Radio

Thèmes abordés :

  • la nécessité d'une "nouvelle impulsion" du mouvement
  • Marine Le Pen "assume tout" l'héritage frontiste
  • la dynamique en faveur de Marine Le Pen
  • Eva Joly
  • le FN, "ni de droite ni de gauche" et "pas à vendre"
  • les bons sondages de Marine Le Pen
  • l'affaire Woerth

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3sept/103

Marine Le Pen (presque) incognito…

Elle est arrivée discrètement un peu avant 18 heures, hier soir. Grande, perchée sur stilettos noirs, bronzage raccord et blond californien. Marine Le Pen est en forme dans son tailleur impeccable. Elle a une bataille à gagner. Les 15 et 16 janvier, le congrès du Front national devra élire le successeur de Jean-Marie Le Pen. Elle affrontera l'autre vice-président exécutif : le "vieux" compagnon de route, Bruno Gollnisch...

Hier soir, le nouveau visage du Front avait rendez-vous à La Bônoise, le restaurant de cuisine pied-noir de la conseillère municipale et régionale frontiste, la Cagnoise Monique Lartigue. Un rendez-vous avec une trentaine d'élus et responsables de section du département.

Un rendez-vous privé... normalement.

En face, on parle arabe devant la boucherie hallal. A l'intérieur, on parle Front. Marine est plantée devant les siens, protégée par les pierres de la salle voûtée. Séance de reboostage en règle. « On a étouffé sous l'activisme de Sarkozy. Si on ne s'était pas bougé au FN, on aurait pu mettre la clé sous la porte. » Ses mains s'agitent. « Si les gens ont voté Sarkozy, c'est qu'ils pensent en fait comme nous. Heureusement, lorsqu'il évoque l'identité nationale, il ne sait pas de quoi il parle. Ses mots n'ont pas de sens », se moque l'héritière du fondateur du FN, ajoutant dans un grand éclat : « Cerise sur le gâteau, éclatent les affaires ! ». Un silence. Et Marine Le Pen l'assène. « Nous avons une fenêtre de tir et je sais que vous le sentez ».

La suite ? Opération danger ! « Dans certains endroits, c'est la guerre civile. Les policiers ont même pour ordre de ne pas arrêter certaines personnes. L'État a peur, mais nous, on n'a pas peur », crâne la candidate en campagne. Ca marche... Le petit comité de caciques locaux applaudit. Et Marine Le Pen s'assoit en rajustant ses lunettes noires. C'est l'heure des questions-réponses. Mais ce sera à huis clos.

Aujourd'hui, Marine Le Pen entame le tour des fédérations en se rendant à Cuers avant d'être à Saint-Laurent-du-Var demain. Et cette fois, c'est Jean-Marie qui viendra soutenir Marine.

Stéphanie Gasiglia

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3sept/102

Marine Le Pen invitée de France Bleu Provence

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Thèmes abordés :

  • les bleus et la marseillaise
  • Marine Le Pen, "mieux placée" que Bruno Gollnisch
  • la professionnalisation du FN
  • les fausses solutions de l'UMP
  • l'affaire Woerth-Sarkozy

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2sept/101

Pour les apatrides, la France doit devenir de gré ou de force « chariacompatible »

2010 est un bon millésime pour l’islam de France dont le gouvernement et les institutions internationales (ONU, G20…) soutiennent discrètement l’installation de la Charia dans notre nation peuplée d’irréductibles Français qui refusent de se soumettre au courant mondialiste.

Nous connaissions depuis longtemps la progression des revendications politico-religieuses des musulmans dans notre pays laïc, telles que l’absence de viande de porc dans les menus de l’équipe de France de football à la Coupe du Monde 2010 et son métissage orchestré des joueurs, l’inauguration d’une mosquée par François Fillon, etc., mais les innovations électoralistes délirantes ne s’arrêtent pas là.

Deux nouveaux exemples confirment l’annonce d’un "Nouvel Ordre Mondial" :

- Le concept marketing sectaire de la nourriture halal généralisé et cautionné par l’Etat au travers de la Caisse des Dépôts et Consignations (Qualium Investissement) qui détient des participations majoritaires dans la chaine de restauration rapide « Quick » et qui inclut dans le prix, le versement automatique d’une taxe à une organisation religieuse pour sa certification Halal.

Cette mode dictée par le mercantilisme, s’est répandue puisque la grande distribution cotée en bourse (Casino, Carrefour, etc..) suit l’exemple, avec la création de marques de produits halal (Wassila) et des ouvertures prochaines de supérettes ethniques du groupe Casino « Au Pays ». Ce phénomène valide le fait que la démographie de la communauté islamique représente un potentiel de parts de marché très important pour ces groupes financiers. Et du côté des entrepreneurs musulmans, le développement économique était jusqu’à présent freiné par l’absence de financement par l’emprunt halal. Mais c’est chose faite, l’état sarkozien vient d’y remédier !

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2sept/105

Erik Faurot : « Je vois en Marine Le Pen, en plus de ces mêmes qualités, un possible chef d’État »

Le Front national s’apprête à vivre un évènement clé de son histoire débutée en 1972. En effet, en janvier prochain les militants seront invités à élire à la tête du mouvement un autre président que notre chef historique Jean-Marie Le Pen.

Nos deux cadres les plus éminents, Bruno Gollnisch et Marine Le Pen ont fait acte de candidature.

Bruno Gollnisch réunit incontestablement les qualités politiques, intellectuelles et humaines qui font les grands serviteurs de l’État, à vocation nationale et internationale.

Je vois en Marine Le Pen, en plus de ces mêmes qualités, un possible chef d’État. C’est pourquoi je me suis engagé à lui apporter mon soutien sans réserve au cours de cette campagne pour la Présidence du Front National, campagne dont je serai d’ailleurs le coordinateur pour la région Auvergne, et c’est pourquoi je renouvellerai auprès d’elle l’engagement de fidélité pris auprès de Jean-Marie Le Pen voilà près de trente ans.

Erik Faurot
Secrétaire régional du FN d'Auvergne
Secrétaire départemental du FN du Puy-de-Dôme

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2sept/100

Front national : Marine Le Pen dévoile sa « machine de guerre »

La course à la succession de Jean-Marie Le Pen à la tête du FN entre dans sa dernière ligne droite. Mercredi 1er septembre s'est ouverte officiellement la campagne interne au Front national qui devra départager, à l'issue d'un vote des adhérents au congrès qui se tiendra à Tours les 15 et 16 janvier 2011, les deux vice-présidents : Marine Le Pen, 42 ans, et Bruno Gollnisch, 60 ans.

La première apparaît en position de force pour succéder à son père lors du congrès de Tours. Le leader de 82 ans a, en effet, déjà annoncé son soutien à la candidature de sa fille. Plusieurs cadres et historiques du parti l'ont suivi : Alain Jamet, un des cofondateurs du FN, est d'ailleurs le président du comité de soutien à Marine Le Pen. Le trésorier du Front, Wallerand de Saint-Just, en sera aussi, tout comme Steeve Briois – l'artisan de l'implantation de Mme Le Pen à Hénin-Beaumont –, l'ancien mégrétiste Nicolas Bay ainsi que de nombreuses têtes de listes frontistes lors des dernières élections régionales.

Lors d'une conférence de presse, mercredi 1er septembre, au siège du mouvement, Mme Le Pen a présenté son dispositif. Et elle a vu les choses en grand, déclarant qu'elle voulait faire du FN "une machine de guerre à la conquête du pouvoir", certaine que "jamais la situation n'a été aussi favorable pour le FN".

Au moins 50 déplacements dans les départements sont prévus. Sa campagne sera dirigée par Dominique Martin, élu de Haute-Savoie, qui fut le directeur de campagne de M. Le Pen pour les élections européennes de 2009 et celui de… Bruno Gollnisch pour les régionales de 2010.

Mais surtout, un club de réflexion est lancé, baptisé "Idées nations", bientôt appuyé par un site Internet. Son créateur, Louis Aliot, ancien secrétaire général du FN et personne-clé du dispositif "mariniste", a expliqué au Monde que le but de ce "think-tank" sera "d'amener à Marine Le Pen des mesures phares immédiatement applicables". Tout ça dans le but de "crédibiliser son programme pour la présidentielle".

Une stratégie qui trouve un écho dans les déclarations de Mme Le Pen qui considère que le congrès de janvier 2011 aura "valeur de primaires" pour 2012. Une trentaine de personnes composerait "Idées nations", dont des cadres du FN comme Pascal Erre, le professeur de sciences politiques Edouard Ferrand, ou encore le professeur de gestion Jean-Richard Sulzer.

Des débauchages à gauche et au sein de la droite parlementaire sont annoncés, mais il s'agit, assure M. Aliot, "de hauts fonctionnaires, très compétents mais pas connus". S'ajoute à toutes ces nouvelles structures, celles déjà existantes et qui forment, au final, un tout : le site internet Nations Presse Info et sa déclinaison papier, Nations Presse Magazine.

Une professionnalisation qui tranche avec l'attitude plus en retrait de Bruno Gollnisch. Un club de réflexion ? "Les idées, je les ai déjà. J'ai un staff d'une quinzaine de personnes qui me conseillent. Je dirige, pour le FN, le Conseil scientifique. Je puise mon inspiration là", répond-il. Un comité de soutien ? "Je n'officialise pas tous les gens qui me soutiennent", ironise le vice-président du FN. En tout cas, M. Gollnisch cède aux sirènes des nouvelles technologies : il assure qu'une "application de son site Internet" sera bientôt disponible "sur iPhone et iPad".

Abel Mestre

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2sept/107

Marine Le Pen favorite pour succéder à son père au Front national

Début mercredi 1er septembre de la campagne interne au Front national pour la succession de Jean-Marie Le Pen. Deux candidats : la fille et favorite du chef, Marine, et Bruno Gollnisch. La bataille doit durer quatre mois pour s'achever juste avant le Congrès de Tours prévu les 15 et 16 janvier 2011.

Elle s’y voit déjà. La campagne interne pour la succession de Jean-Marie Le Pen est à peine ouverte et le nom du futur président du Front national ne sera connu que dans quatre mois, pourtant Marine Le Pen est déjà en train de se tailler un costume de présidente du FN sur mesure.

Un costume qu’elle espère en tout cas trop large pour son seul adversaire Bruno Gollnisch, de 18 ans son aîné. C’est d’ailleurs au siège même du Front national à Nanterre qu’elle a choisi de lancer sa campagne déjà dans les murs. Marine Le Pen qui rappelle d’emblée à ceux qui ne l’auraient pas compris qu’en janvier 2011, ce n’est pas seulement le président du FN qui sera désigné, mais aussi le candidat du parti d’extrême droite à la présidentielle. Aussi et surtout, précise Marine Le Pen, qui affiche son ambition : arriver au pouvoir en 2012. Elle entend pour cela rassembler large et récupérer les déçus de l’UMP bien sûr, mais aussi du PS et du PC quand Bruno Gollnisch ne rassemblerait autour de lui que l’extrême droite.

Pour cela, Marine Le Pen a déjà un avantage, sa capacité à se faire entendre sur des thèmes d’actualité très porteurs : d’Eric Woerth qu’elle traite de « menteur » au Quick hallal, très bons pour convaincre les futurs électeurs du Front national. Seulement voilà, ce ne sont pas eux, mais les adhérents qui trancheront.

Résultat des courses le 16 janvier prochain.

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2sept/103

Le Front national en ordre de marche pour 2012

La fin d'une époque. Président du Front national depuis sa création, en 1972, Jean-Marie Le Pen, 82 ans, cédera son trône lors du congrès de Tours, en janvier 2011. Deux candidats pour lui succéder : Marine Le Pen, sa fille de 42 ans, et Bruno Gollnisch, 60 ans, député européen, qui a longtemps fait figure de dauphin. La bataille de la succession a été officiellement lancée hier. 

« Bruit de fond favorable »

Cette compétition, inédite pour le FN, va durer quatre mois. Les deux prétendants vont entamer une série de déplacements dans les fédérations pour rencontrer les adhérents. Ceux-ci voteront ensuite par correspondance entre le 15 décembre et le 8 janvier. Le nom du vainqueur, qui sera aussi le candidat du FN en 2012, sera proclamé le 16 janvier à Tours.

Faux suspens ? Adoubée par son père, Marine Le Pen part largement favorite. L'ancienne avocate est déjà la nouvelle star du parti dans les médias. Mère de trois enfants, deux fois divorcée, elle s'efforce d'apparaître comme une « femme moderne ». Soucieuse de « normaliser » son parti, elle évite tout dérapage sur la Seconde Guerre mondiale.

Plus lisse que son concurrent, elle est bien vue des militants. Et gagne en popularité auprès des Français. Avant l'été, à deux ans de la présidentielle, les sondages lui accordaient 12 à 13 % d'intentions de vote. Plus que son père qui, deux ans avant le choc du 21 avril 2002, stagnait à 8 %.

La crise et les affaires récentes ne sont pas étrangères à cette ascension. « Il y a un bruit de fond qui lui est favorable », résume Jérôme Fourquet, directeur adjoint à l'Ifop. Nicolas Sarkozy a senti la menace. D'où le retour aux « fondamentaux », opéré après les élections régionales, et le tour de vis sécuritaire, décrété cet été. « Le FN monte lorsque la droite n'est pas au rendez-vous », plaide Jean-François Copé, patron des députés UMP.

Discutée au sein même de la majorité, la stratégie est risquée, car elle pourrait légitimer les thèses du FN. C'est l'avis exprimé dans une tribune du Monde par le politologue Dominique Reynié, proche de la droite. Selon lui, « les signaux » envoyés à l'extrême droite pourraient « précipiter la fuite d'électeurs de droite au profit du FN ». Marine Le Pen ne dit pas autre chose : « Je pense que l'UMP va imploser et qu'une grande partie des électeurs et même des élus de l'UMP seront amenés à rejoindre le FN, parce que, au fond d'eux, les idées du FN sont les leurs. » La candidate est déjà en campagne pour 2012.

 Thierry Richard

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2sept/100

Le témoin

Tout les oppose. Le style,  le verbe et l’horizon qu’il souhaite projeter pour leur parti. Elle, est l’héritière de sang et lui, l’héritier du clan. Pour cette guerre de succession qui s’est ouverte officiellement hier, Marine Le Pen et Bruno Gollnisch ont affûté leurs armes. L’outsider sait que son déficit de communication peut se révéler un atout quand il s’agira de rejouer la complainte du complot des médias, alors que son adversaire court les plateaux télé. Les adhérents du parti souvent âgés gouttent peu aux paillettes préférant les références historiques dont l’universitaire Bruno Gollnisch est friand.

C’est une question de génération aussi : le FN laissé en viager convient parfaitement à l’élu du Rhône. Pour Marine Le Pen, prendre le parti de papa c’est aussi pour le changer, le rendre forcément plus fréquentable et dépoussiérer les idées. Dans ce rapport de force qui semble malgré tout pencher en faveur de l’élue du Nord, on aura noté que le chef historique pèse de tout son poids. De la méfiance ?

Sans doute. L’homme qui a façonné le Front connaît bien ses adhérents. Le risque est présent.
Il a compris qu’une campagne sur le thème du changement voire d’un rajeunissement trop brutal pourrait faire perdre sa fille. Pour son ultime campagne, papa veut partir la tête haute. Témoin bien transmis.

Yann Marec

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